Sandwich

Un édito sur l'AI sans aucun AI 🥪

Étourdissant pareille, l'AI.

Anthropic ship aux huit heures. OpenAI se crinque des acquisitions générationnelles chaque trimestre.

J'ai un TOC + pas d'enfant pis je peine à suivre. J'imagine pas le monde sain d'esprit.

Pour ceux qui ont plongé dans le futur, I guess qu'on tente tous de trouver un équilibre, ou d'y trouver notre compte. Parce que te coucher à 1AM pis te lever à 5AM pour babysit tes agents, ça scale pas.

Pis si tu t'abstiens, te braques, ou doutes... je comprends. Je vais pas te juger. Je vais juste te dire ça: je comprends.

Les prophètes bruyants pis les vendeurs d'huile de serpent m'énarvent, too. J'essaie de mon mieux de nuancer mes interventions. Moi aussi je suis fatigué de la vitesse. Moi aussi ça me rend inconfortable, le changement. Je pense quand même qu'on peut développer notre tolérance à l'incertitude tho.

In any case, L'AI s'en va nul part, pis tu décideras quand ça fait du sens pour toi ou ta business d'embarquer. Pis si tu fais encore la full autruche... rappelle-toi à quoi ça ressemble, une autruche:

Je t'envoie ça avec amour et humour, for real.

Aujourd'hui, back d'un brunch pascal, bien canté dans mon lazy boy face au lac, j'ai le goût d'en parler, mais pas de l'utiliser, l'AI.

Donc pas de Monologue, pas de Claude Code, pas de Dorothy.

M'a juste taper ça comme un Cromagnon circa 2022.

En vrai j'ai un nouveau Macbook M5 fait que je veux feel le clavier pis enjoy mon nouvel écran sans traces de doigt.

Y'a une couple d'affaires qui m'ont donné le goût de taper à la mitaine.

First, ce solide blog post:

Du créateur de Pi, un coding agent ben apprécié de plusieurs devs non-piments. Lis-le même si t'es pas dev, vaut la peine.

Il dit basically qui faut prendre le temps de continuer à pratiquer notre craft un minimum, à comprendre WTF is going on dans nos outputs d'agents, pis à utiliser notre jugement sur quoi ne pas bâtir.

(Si t'es sur X, t'as sûrement vu que le monde sont pas tant impressionnés par les 37K lignes de code par jour de Garry Tan de YC 😂)

Genre de petit appel-à-l'action sur qualité > quantité, pis pas tout déléguer aux clankers (comme ça que certains appellent les coding agents—j'hais pas ça haha).

Un de mes problèmes avec l'AI, c'est quand je tombe dans une doom-loop de productivité (je veux achieve le plus possible le plus vite), pis je me mets à sacrifier mon intentionnalité, pis ben franchement, ma compréhension de tout ce qui se passe dans mon terminal.

Deuxième affaire, une convo avec mon cousin post-brunch.

Il est stagiaire chez Baseline en ce moment, rentré à l'uni en génie informatique fin 2023. Drette quand le GenAI explosait, suivi de près par l'agentic-engineering l'année passée.

En gros, il me soulignait l'importance dans son parcours à lui d'écrire du code à la main, même si Claude Code pouvait tout générer.

Y'a aussi le fait que l'université impose encore des examens sans internet et sans AI. Pis vite de même... je pense c'est une bonne affaire? Sure, tu peux faire l'argument que tout le monde a une calculatrice maintenant, donc pas besoin de forcer les élèves à compter sur papier. Mais me semble que livrer et maintenir du code en prod, c'est pas mal plus nuancé que faire des multiplications. Pis les modèles AI sont pas mal plus sophistiqués que ta calculatrice scientifique. Ça prend plus de jugement pis de réflexes piloter un coding harness que pitonner sur une calcu.

Il me parlait aussi de son maître de stage (Dominique, cofounder Baseline) qui pouvait spotter du slop ou des inefficiences de Claude Code on-the-fly à travers ses quatre fenêtres de terminal en parallèle. Impossible d'atteindre ce niveau sans avoir eu les mains dedans pendant des années.

Ça m'a rappelé que j'aimais ça, écrire à la main! Et que c'était pas mauvais de pas trop perdre la main, pun intended.

Bref, I guess c'était mon intro?

La sandwich s'en vient, crains pas.

Vu que j'ai pas fermé ma boîte avec l'AI dans les derniers mois, y'a du monde qui me demandent:

  1. Viendrais-tu passer du temps dans ma business pour nous montrer ton AI setup?

  2. On se fait tu une session de pairing AI?

  3. Comment je fais pour faire adopter l'AI à mon staff?

  4. Quand est-ce tu vas fermer ta boîte sur l'AI?

Pour 1 et 2: quand j'ai du temps, ça me fait plaisir d'essayer d'aider là-dessus. Facile, low prep, fun.

Pour 3: c'est plus touchy. Je commence à voir des patterns qui semblent fonctionner dans les businesses, mais ça varie drastiquement d'une culture à une autre:

  • Tu pitches pas la patente de la même manières à chaque département. L'exec pis la dev ont pas les mêmes incentives, ni les mêmes compétences. Ni le même langage en fait.

  • Faut que l'adoption viennent en SANDWICH: top-down + bottom-up, si tu prends un cadrage hiérarchique plus classique. Les leaders qui se salissent pas les mains à vibe-coder ou automatiser de quoi la fin de semaine... pas top top crédibles. Mais mêmes les founders ou execs trop crinqués d'AI peuvent pas faire bouger l'org sans buy-in des employés. Pis ça, ça vient pas mal plus facilement quand t'as des paires qui livrent, expérimentent, pis stack des petites victoires AI. Ça crée une sandwich d'innovation qui concentre l'adoption de l'AI dans l'org.

  • Le gatekeeping du dev, c'est court-terme: "protéger" ou fermer l'accès au codebase ou au produit, ça fait du sens pour toi comme dev dans le moment présent. Mais la tech s'en va à une place où c'est possible d'ouvrir des canaux sécuritaires ou du moins "monitorables" vers ton produit. Pourquoi tu ferais ça? Pour leverage pour de vrai l'expérience, la connaissance d'industrie, l'imagination, et l'expertise de TOUTE ton équipe, pas juste tes ingénieurs. Pis t'es ingénieur.e—trouve une manière de créer un carré de sable et un pipeline où tu peux efficacement capturer de la valeur produit qui vient de toute l'org. Codifie, systématise, éduque, révise... whatever! Mais t'es supposé.e vouloir que la compagnie et le produit succeed, pas juste être l'ultime gardien du code sacré.

  • Au même titre qu'en SaaS tu cherches à créer un "ahah moment" dans ton produit, tu devrais identifier ça avec l'AI dans tes équipes. Le ahah moment, c'est le bout où ton utilisateur allume tellement sur la valeur que le produit y'amène, qu'il s'investit plus dans l'adoption, risque moins de churner, etc. En AI, y'a ça too! S'agit de voir une démo d'une collègue, utiliser l'app d'une personne non-technique, avoir un output de débile, un workflow valeur basse de remplacé... Souvent ça vient de ces deux places:

    • Éviter ou réduire les tâches qui t'aspirent l'âme

    • Accomplir plus de ou de nouvelles tâches qui te rendent fier (puise dans la banque d'idées ou tickets "eille ça serait tu cool si seulement on avait le temps de faire XYZ")

  • Tu devrais miser sur augmenter la productivité de ton staff avant de couper dans ton staff. Si tu peux te le permettre, donne les outils et le budget au monde pour qu'ils évoluent, pis check comment ton org se porte dans quelques mois. Si tu génères plus de valeur (revenus, économies, profits, peu importe), tant mieux. Si t'as vraiment vraiment besoin de couper à cause d'autres contraintes, own-les pis cache-toi pas derrière l'AI pour couper. Pis si c'est VRAIMENT la productivité AI qui justifie exclusivement les coupes, dis-le. Le marché change, l'incertitude et la compétition montent... c'est tough pis plate, mais l'honnêteté pis l'intégrité valent encore cher.

  • Une dernière affaire que je déconseille à tout le monde, c'est d'amener du jugement dans l'équation. Ça vire toxique vite, ça back-fire et le monde se ferment. J'en vois sur les sociaux, dans des échanges privés... pas mal. Quand tu ridiculises, insultes, critiques le monde, tu tires sur des cordes de motivation négatives—la peur d'être remplacé, la peur d'être jugé incompétent ou en retard, la colère de pas être à jour ou aussi bon que les autres. Tu chatouilles le diable des gens au lieu d'encourager leur petit ange. À la place, tu veux mobiliser la curiosité, l'ambition, l'intelligence, l'initiative du monde. On veut du monde crinqué de s'augmenter, pas apeuré de se faire remplacer. Je le sais que c'est plus facile à écrire qu'à vivre, pis je struggle avec ça moi-même. La motivation, c'est jamais purement positif et aspirationnel. Mais on peut tenter le plus possible de tendre vers ça.

Pour 4: m'a fermer ma boîte quand y'aura plus rien d'intéressant à apprendre ou à dire sur la technologie qui refaçonne le paysage au complet d'une industrie que j'aime et probablement d'une société dans laquelle je compte vivre pour de nombreuses années encore.

PS: j'ai rien utilisé pour me réviser. Je voulais te pondre un artéfact purement artisanal, de ma tête embrouillée à mes mains à ton inbox. Pardonne les erreurs ou verrues.

PPS: damn it, je viens de réaliser qu'il faut que je génère une image du paladin pour cet édito. Impossible que je fasse ça sans Gemini. À moins que...

Quelque chose à ajouter? Good. Laisse un commentaire ou réponds à ce courriel direct.

Cheers,

Frank 💜

Un autre événement in the books!

C’était sold out chez Poka hier soir.

Un gros merci à la gang sur place pour l’organisation impeccable et l’accueil A1. On a vraiment eu du fun!

Gardez l’oeil ouvert pour la sortie du pod live avec Antoine Bisson (CEO & cofondateur) en mai! 💜

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Deck ont construit l'infra pour automatiser le 95% de l'Internet que Zapier ne peut pas toucher.

400K portails d'utilités, migrations HR, annulations médicales — des workflows complexes qui roulent at scale sans péter.

Conversation complète avec YG (fondateur & CEO)👇

Un gros pod avec Jean-Gabriel Crevier (@ Le Chiffre)

On a sorti notre deuxième épisode avec Jean Gab jeudi passé. AI en comptabilité, pression sur les prix SaaS, exits au privé. Bref, du bon stock.

Y'a même un segment où il raconte comment lui et Thomas-Louis Lafleur ont cofondé Le Chiffre ensemble — puis géré leur séparation. Le rachat, la transition, tout ça avec une classe et une intégrité qu'on voit rarement. Le genre de partenariat d'affaires et d'amitié auquel on aspire.

Le Chiffre est partenaire de SaaSpasse depuis trois ans, mais behind the scenes, Jean Gab va tellement plus loin que ça : des introductions clés, du conseil sur la stratégie, sur l'attitude du fondateur. En deux questions et un commentaire bien placé, il débloque une paralysie décisionnelle.

C’est un fondateur résilient qui parie sans cesse sur lui-même et sur les gens smart autour de lui. Allez l'écouter.

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