Double date avec Dorothy

S'équiper à l'ère des agents AI

Le samedi, c'est date night. Ma blonde pis moi, on se fait un souper, on décroche, on parle des vraies affaires. C'est sacré.

Sauf que ce samedi-là, j'ai eu une double date.

Tout l'après-midi, j'étais enfermé avec Dorothy—une app desktop open source qui me permet de gérer six agents AI en même temps, visuellement, via un dashboard mission control. Six terminaux ouverts, des tâches qui roulent en parallèle, un bot Telegram qui me textait des updates… pis moi j’avais le sourire que t'as quand tu découvres un nouveau jouet puissant.

Ma blonde me regardait aller :

T'es encore là-dessus?

Ben oui! Parce qu'avec le tooling qui pop en ce moment dans le monde de l'AI, c'est dur de fermer le laptop. Tellement le fun, tellement game-changing. Pis trop facile de se dire "encore 20 minutes" pendant trois heures.

Épilogue perso avant de plonger: après notre vraie date à Marie pis moi, on est revenus à la maison. Shadow, notre chien, s'était fait un huge #2 partout dans son poil backend. Dorothy a pas pu m'aider sur celle-là. C'est Marie, la femme de ma vie, qui a remporté cette round-là haut la main. Pis une chance qu'elle était là.

Cette semaine, je veux te parler de ce que ça veut dire, concrètement, de s'équiper à l'ère des agents. Pas juste installer des tools—repenser comment tu structures ton travail. J'ai jasé avec le gars qui a buildé Dorothy, j'ai contribué du code à son repo, j'ai configuré ma propre team d'agents, pis j'ai réalisé que le doom-scrolling avait peut-être trouvé son successeur.

Un dev, un side project, pis une équipe qui embarque

Charlie Rabiller, c'est un dev senior chez Octav Labs—une startup montréalaise qui fait du reporting financier pour les actifs numériques. Un genre de QuickBooks de la crypto, mais pour l'institutionnel. On avait reçu son co-founder Mathieu Baril sur le podcast l'an passé.

Charlie, un soir, il tombe sur un gars sur Twitter qui avait buildé une app pour manager ses agents AI avec une vue 3D, un genre de jeu vidéo. Il trouve ça cool. Il se dit "je vais essayer de builder un truc comme ça à ma façon, pour tester Claude Code". En une nuit, il avait un prototype qui marchait. Le projet s'appelait "Claude Manager" au début.

Chez Octav, ils sont pas pire bleeding edge sur l'AI. Exemple : ils ont un agent qui watche leurs pull requests pis qui génère du contenu marketing automatiquement à partir des changements au produit. Charlie a mis Dorothy open source par réflexe, sans prétention. Toute l'équipe a embarqué.

J'ai jasé avec Charlie dans une capsule vidéo qui est maintenant disponible pour vous en primeur. Le gars est passionné, transparent, pis son outil est legit.

Le layer qui manquait

Si t'as déjà utilisé Claude Code, tu sais que c'est puissant. Mais gérer plusieurs agents dans un terminal, c'est comme gérer ton équipe en DMs sur Slack. Des conversations isolées, one-on-one, en silo. Tu switch d'un onglet à l'autre, tu répètes du contexte, personne voit ce que l'autre fait. Ça marche, mais c'est du back and forth constant.

Dorothy, c'est passer des DMs à un channel. Tu vois tout le monde en même temps. Le Super Agent, c'est ton bras droit qui dispatch—il prend ta demande, mentionne qui doit faire quoi, te répond en thread avec les updates. Pis le vault, la mémoire partagée entre tous tes agents, c'est l'équivalent des messages épinglés et de l'historique searchable du channel. Le contexte persiste. N'importe quel agent peut aller lire ce qui s'est passé.

Concrètement, il y a un kanban pour gérer tes tâches et les assigner à des agents. Il y a des scheduled tasks—des tâches qui se lancent automatiquement à des heures précises, comme un cron job mais pour tes agents AI. Pis le Super Agent, l'orchestrateur, connaît tous les autres agents, leurs projets, leurs compétences. Tu lui donnes une tâche complexe, il la décompose pis la délègue au bon agent. Toi, tu restes au niveau stratégique.

Charlie utilise le vault pour que son agent de veille scrape les tendances AI sur Twitter pis écrive ses trouvailles là-dedans. Son agent code/produit les lit le lendemain pis lui suggère quoi builder dans Dorothy. Communication inter-agents, asynchrone, sans que Charlie soit devant son écran.

Parenthèse: Anthropic a sorti Claude Cowork en janvier—essentiellement Claude Code pour les non-techniques, intégré dans Claude Desktop. Zéro setup, plugins officiels, scheduled tasks. C'est impressionnant. Mais c'est un outil différent. Cowork, t'as pas d'équipe. T'as Claude. Tu lui donnes une tâche, il spawne des sous-agents dynamiquement sous le capot, tu vois le résultat. Pas d'agents nommés, pas de mémoire d'une session à l'autre—tu recommences à zéro chaque fois. Pas de vault partagé. C'est puissant, mais c'est one-shot.

Mon setup (pis ma première PR open source AI)

J'ai six agents dans Dorothy. Chacun a un nom, un avatar, un projet dédié:

  • Ops (robot) — Mon EA virtuel. Il trie mes emails, gère mon calendrier, fait le suivi de facturation dans Xero.

  • Code (ninja) — Dev sur mes side projects.

  • Contenu (wizard) — Il m’aide à rédiger mes infolettres, prépare mes questions d'entrevues podcast.

  • Designer (knight) — Brand guardian. Charte de couleurs, assets, multi-marque.

  • Analyste (astronaut) — Dashboard analytics, 10+ sources de données.

  • Perso (pirate) — Gmail perso, santé, admin.

Chaque dimanche à 14h, mon agent Ops se réveille automatiquement via une scheduled task. Il regarde mon calendrier de la semaine, mes emails non lus, mes messages Slack, mes to-do's. Il me résume tout ça en trois messages Telegram. Le lundi à 9h, il fait un deep dive dans Xero—factures ouvertes, paiements en retard, factures à créer. Encore sur Telegram.

C'est là que le contrôle à distance change la game. Charlie m'a raconté dans la capsule qu'il avait lancé un agent avant de partir jouer au soccer. En revenant le soir, la feature était développée.

C'est la première fois où je peux développer, faire mon métier sans avoir besoin d'ordinateur.

Pour moi, mettons, recevoir un briefing dans Telegram pis pouvoir, d'un seul endroit, dispatcher des tâches au Super Agent sans ouvrir mon laptop? Lui dire "envoie le suivi à tel client" pis il s'occupe de router ça au bon agent? Ça a le potentiel d'être game-changer si je le maîtrise pas pire.

Autre anecdote que j'avais hâte de te raconter: je voulais que mon agent configure un DNS via Telegram, mais il avait pas accès à mon browser logged-in—Chrome vierge, sans cookies, inutile. Fait que moi pis Claude Code, on a ouvert une pull request sur le repo de Dorothy. Un toggle "Chrome Browser Sharing" qui passe le flag --chrome aux agents. 38 lignes, 9 fichiers. Le meta est assez peak 2026: Claude Code qui contribue du code à un outil open source qui wrappe Claude Code.

La semaine d'avant, je lui avais envoyé cinq bugs UX—il en a fixé quatre en 24h. Epic le momentum open source quand le créateur est réactif pis que le projet est vivant.

Ce que j'ai enfin goûté

Si t'as lu mon édito Pince-moi en février, tu te souviens peut-être de mon aventure avec OpenClaw. Quatre soirs de config, des sacres dans le terminal à 23h, une latence de 3 à 6 minutes par message Telegram, pis une dichotomie de sécurité qui me gossait: plus tu donnes d'accès à l'agent, plus il peut faire de quoi, mais plus t'es exposé.

Mon verdict à l'époque: "garde ça sur ton radar, parce que la trajectoire est claire."

Dorothy me donne exactement ce que je voulais goûter avec OpenClaw—mais sans le calvaire. Pas de machine dédiée à sécuriser. Pas de tokens API qui explosent. Pas besoin de lâcher lousse un agent dans toute ta vie numérique en espérant que rien plante.

Chaque agent roule dans son propre projet, avec ses propres permissions. Isolés par design—pas par un vieux MacBook sorti d'un tiroir.

Pis l'affaire que j'avais pas anticipé: configurer ta team d'agents, c'est un exercice de pensée en soi. Quels morceaux de ta job tu veux déléguer? Quelles compétences invoquer? Comment ça se connecte ensemble?

C'est pas juste "installer un outil". C'est architecturer comment tu veux travailler.

Le doom-building

Dans la capsule, Charlie m'a dit quelque chose qui m'a pogné:

T'es accroché à ça. Tu penses qu'à ça. Il y a un moment où ça fait du bien de décrocher, et puis c'est un peu weird.

Je lui ai répondu:

Au moins, t'es pas en train de doom-scroller sur Instagram.

Il a ri. Mais le fond est sérieux.

Quand t'as une équipe d'agents qui peut exécuter n'importe quoi pendant que tu fais autre chose, la tentation c'est pas de décrocher—c'est de leur en donner plus. Encore une tâche. Encore une automatisation. Encore un "tant qu'à y être". T'es pas en train de consommer du contenu vide. T'es en train de builder. C'est productif. C'est valorisant. C'est la meilleure drogue du founder.

Sauf que c'est quand même ton samedi après-midi. C'est quand même ta blonde qui te regarde avec le regard de "t'es encore là-dessus?".

Le doom-scrolling, on le reconnaît. C'est passif, c'est vide, on se sent cheap après. Le doom-building, c'est sournois. Ça ressemble à du progrès. Ça feel comme du progrès. Mais si tu lèves jamais la tête, c'est juste une autre façon de pas être présent. Ou pire, de brûler ces précieux tokens pour des cossins dont t'as pas vraiment besoin (coupable).

S'équiper à l'ère des agents, c’est une question de comment tu structures ce que tu veux accomplir plus que d’installer plein de tools—pis de quand tu fermes le laptop!

À date, Dorothy, c'est un solide outil pour faire ça. Pas parce qu'il fait tout, plus parce qu'il te force à nommer tes agents, définir leurs rôles, isoler leurs accès. À réfléchir avant de déléguer. Pis le fait que ça soit open source, gratuit, buildé par un dev québécois qui répond à tes bugs en 48h? Cerise sur le sundae.

Si t'es curieux ou curieuse: dorothyai.app. La capsule vidéo avec Charlie est disponible live sur notre chaîne Youtube.

Pis si t'es pas technique, check Claude Cowork—même idée, zéro setup.

Je sais pas si je vais rester exclusif avec Dorothy forever, mais on va dater un bout ça c'est clair.

Quelque chose à ajouter? Good. Laisse un commentaire ou réponds à ce courriel direct.

Cheers,

Frank 💜

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9 avril : On débarque chez Poka pour enregistrer un pod live avec Antoine Bisson (CEO & cofondateur @ Poka).

On va jaser de :

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  • La transition quand un ami et co‑founder original quitte le bateau

  • Comment l’intelligence artificielle redéfinit ses opérations à l’interne

  • L'industrie dans laquelle Poka évolue

Comme d’hab, bouffe & boissons incluses. On charge juste assez pour couvrir nos coûts : premier arrivé, premier servi.

État de la situation : AI dans les PME

Ça fait au moins trois ans que David Beauchemin de Baseline est mon go-to pour tout ce qui touche l'adoption AI au Québec.

On s'est assis pour faire un vrai check-in — pas un état de l'union corporatif mais une vraie conversation franche sur ce qui se passe réellement dans les PME en 2026.

Agents mal compris, processus pas matures, résistance au changement, BS jobs — on a tout couvert.

Une caisse qui sait c'est quoi un MRR 🤯

Récemment, j'ai jasé avec Jean-François, Samir et Éric de Desjardins — Caisse des technologies.

Au menu :

  • Pourquoi les banques traditionnelles aiment pas les parcours tech

  • Le financement non-dilutif vs toucher à ton cap table

  • Startup en Résidence : l'accélérateur pour traverser la vallée de la mort

  • Comment ils accompagnent les revenus en yo-yo sans te juger

Si t'en as marre d'expliquer c'est quoi un burn rate à ton conseiller, va checker ça.

Nouveau type de partenariat w/ Poka 💼

On teste un nouveau type de partenariat: l'employeur premium.

Le principe, c’est qu’on sélectionne une compagnie qui roule fort et qui embauche en masse puis on leur donne de la visibilité auprès de notre audience. Win-win : eux ils trouvent du monde de qualité, et vous trouvez peut-être votre prochain move.

On a tourné du beau stock chez Poka avec leur équipe. On vous dévoile ça bientôt, ça va être bon.

En attendant, va voir ce qu'ils ont en ce moment :

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